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le 01/02/2012 à 01:51 

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 Aide à domicile : une nouvelle
CCN de branche est née !

La convention collective de la Branche Aide à Domicile a été étendue par arrêté du 23 décembre 2011 paru au Journal Officiel le 29 décembre 2011 ainsi que l’avenant n°1 et n°2.
Après plus de dix ans de négociation, les 220 000 salariés (chiffre Uniformation) de ce secteur vont enfin bénéficier des mêmes garanties collectives, à partir du 1er janvier 2012.
La CFDT santé sociaux revendique depuis 2001 « la construction des branches professionnelles, niveau qui permet, entre autres, que les garanties collectives s’appliquent à l’ensemble des salariés par des accords étendus ». Après le secteur lucratif, c’est chose faite dans l’aide à domicile non lucrative. Le chantier devrait s’ouvrir aussi pour la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale suite à la demande de la CFDT.
Pour la CFDT santé sociaux, la dimension d’une convention collective de branche étendue dans l’aide à domicile permettra de :
- Retrouver par l’extension l’opposabilité vis à vis des financeurs et des employeurs dans un contexte de remise en cause constante de l’agrément des conventions collectives,
- Renforcer le poids de la branche aide à domicile et sa taille pour peser dans les décisions des pouvoirs publics (en termes d’emploi et d’activités),
- Obtenir la reconnaissance et la pérennisation d’un secteur social et médico social à but non lucratif en concurrence avec le secteur marchand.
Ce texte fixe les bases de garanties collectives harmonisées et devra constamment évoluer pour rendre ce secteur plus attractif, continuer à réduire la précarité qui subsiste et poursuivre la professionnalisation.
L’évolution de cette convention collective sera liée à la réforme de la prise en charge de la perte d’autonomie qui tarde à venir et qui est pourtant tellement urgente.

Consulter la nouvelle convention: BMAD Convention collective
Télécharger le tract: Nouvelle CCN de branche est née


Non à l’ordre national infirmier, plus que jamais nous refusons de payer pour travailler !

14.12.2011

L’intersyndicale nationale CFDT Santé Sociaux, CGT Santé Action Sociale, CFTC Santé Sociaux, FO Santé Sociaux, SNICS FSU, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé et Sociaux pour l’abrogation des lois portant création des ordres professionnels s’est réunie le mardi 29 novembre 2011

Elle constate que l’ordre national des infirmiers, bien qu’affaibli, continue de mener sa politique d’agression envers les personnels infirmiers, surtout en direction de nos jeunes collègues qui rentrent dans la profession.

Aujourd’hui, l’ordre est complètement discrédité par une majeure partie de la profession, cette dernière étant ulcérée des méthodes employées par l’Ordre National des Infirmiers pour contraindre nos jeunes collègues de rejoindre l’ordre. C’est un chantage organisé à l’embauche !

De même, nos collègues qui souhaitent s’inscrire dans une formation qualifiante (cadre de santé, IADE, IBODE, puéricultrice) se voient contraints

en remplissant leurs dossiers d’inscriptions d’apporter la preuve de leur affiliation à l’ordre. C’est légalement infondé ! Ceci démontre que l’ordre trouve quelques appuis dans les établissements en l’occurrence les directeurs de soins et les directeurs d’instituts de formation.

L’intersyndicale nationale est plus que jamais engagée dans ce combat que nous mènerons jusqu’au bout, à savoir jusqu’à l’abrogation de l’ordre national des infirmiers.

L’Ordre est aux abois, les salariés refusent de payer, alors il concocte un plan d’équilibre financier : 

  • Licenciement de 41 salariés (dans un premier temps) ;
  • Suppression des structures ordinales au niveau départemental ;
  • Il obtient une ligne de crédit pour sa trésorerie suite à une intervention de l’Elysée auprès de l’organisme bancaire !!
  • Il ne peut faute de moyens, organiser la réélection des conseillers ordinaux comme prévu en 2012. Une décision du Conseil Constitutionnel l’a « épinglé ». Alors, il obtient avec le soutien des plus hautes autorités de l’Etat, la prorogation par décret des mandats des conseillers ordinaux de deux ans, jusqu’en 2014 !

Tout cela démontre que l’on ne respecte ni la démocratie ni la volonté majoritaire de la profession.

Face à cette situation, l’intersyndicale nationale a décidé de prendre les initiatives suivantes :

  • Tract national à diffusion massive
  • Courrier au Ministre de la Santé, lui demandant de prendre enfin ses responsabilités,
  • Communiqué de presse,
  • Courrier à la DGOS (Directrice Générale) rappelant les inadmissibles pressions subies à l’embauche,
  • Courrier aux Présidents des groupes parlementaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat. 

L’intersyndicale demande à l’ensemble de la profession de populariser encore nos positions, de s’organiser, et d’intervenir localement, départementalement et régionalement avec leurs organisations syndicales sur la base des formes d’actions que les « professionnels » auront décidées. 

L’intersyndicale demande également à l’ensemble de la profession de l’alerter à chaque fois qu’elle aura connaissance d’une quelconque pression exercée à l’encontre de collègues. 

Pour des renseignements complémentaires, vous pouvez vous adresser au syndicat départemental CFDT Santé-Sociaux dont vous relevez ou au local syndical de la CFDT.

Ordre infirmier : DESOBEIR et RESISTER !

11.01.2012

Le 9 janvier 2012, nous avons appris que le ministère de la santé exclut de prendre un décret concernant l'inscription automatique à l'Ordre infirmier, car une mesure d'inscription automatique conduirait les professionnels jusqu'alors non-inscrits à recevoir un courrier ordinal les appelant à cotiser. Le ministère a souligné qu'il souhaitait s'en tenir à une position neutre vis-à-vis de l'Ordre, auquel il revenait, selon lui, de se faire accepter par la profession. 

 Concernant le code de déontologie rédigé par l'ordre, il a expliqué que la validation de ce document n'était pas non plus envisagée, car cela faciliterait les poursuites disciplinaires. 

Dans un sursaut de survie, les conseils ordinaux adressent de nombreuses relances. Elles sont en courrier simple et n’ont pas d’autre valeur que l’intimidation. Viendront sans doute ensuite les mêmes menaces qu’en 2010 d’une majoration de 25 €, tout autant sans valeur et demeurées lettres mortes.

Pour la CFDT santé sociaux il faut continuer à Désobéir & Résister. 

Ne vous inscrivez pas, ne payez pas ! Relancez vos députés et sénateurs.

Le légitime droit d’exercice professionnel est conféré aux professionnels par la délivrance des diplômes et ne relève pas d’une cotisation.

Dénonciation de la CCN51

La FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne) est une structure d’employeurs regroupant des établissements du secteur privé non lucratif.
Ces employeurs regroupent des structures aussi différentes que des hôpitaux, des cliniques ou des établissements sociaux et médico-sociaux.
L’ensemble de leurs salariés sont couverts par une même convention collective, dite
« 51 non lucrative », en référence à l’année de sa mise en place. Ce document a été négocié entre la FEHAP et les organisations syndicales, dont la CFDT santé sociaux.
‘‘Cette convention collective vous permet ainsi de bénéficier de droits supérieurs à ceux du code du travail.’’

La FEHAP vient de dénoncer cette convention collective, ce qui, à terme, pourrait entraîner sa disparition.
Dans le même temps, elle met en avant, sur son site Internet son modèle de gestion comme étant tourné vers l’avenir.
Alors, pour bien comprendre de quel avenir il s’agit, nous vous invitons à prendre quelques minutes de votre temps pour vous essayer à ce petit quizz.

1 Vrai ou Faux
La CC51 va disparaître, ce n’est pas grave, elle sera remplacée par une nouvelle convention collective.

Faux une fois la convention collective dénoncée, c’est le code du travail qui s’applique.

2 Vrai ou Faux
Mon employeur me dit que ça lui coûtera moins cher d’embaucher grâce à la dénonciation.

Vrai les garanties offertes par le code du travail sont bien inférieures à celles de la convention collective.

3 Vrai ou Faux
Il pourra du coup embaucher plus de monde et cela va améliorer nos conditions de travail.

Faux ce sera certainement beaucoup plus difficile de recruter sans garanties salariales et conditions de travail intéressantes. Par exemple, les nouveaux embauchés ne bénéficieront plus des congés trimestriels ni de la récupération des jours fériés.

4 Vrai ou Faux
Mais, s’il y a des difficultés d’embauches, je pourrai effectuer des heures supplémentaires et ce sera intéressant financièrement pour moi.

Vrai mais les heures supplémentaires effectuées les dimanches, jours fériés et la nuit ne seront plus majorées à 100% comme actuellement.

5 Vrai ou Faux
Mais mon employeur me payera forcément mieux tous les mois.

Faux il te faudra pour cela négocier individuellement avec lui. De plus, la valeur du point va disparaître, tu n’auras donc plus d’augmentation régulière de ton salaire et ta prime décentralisée sera supprimée.

6 Vrai ou Faux
Mon ancienneté au sein des établissements de la FEHAP continuera à être reconnue.

Faux si tu restes dans ton établissement, tu ne bénéficieras plus de l’augmentation de ton ancienneté de 1% par an. Par contre, si tu souhaites changer d’établissement, après la dénonciation de la CC51, tu ne pourras bénéficier d’aucune reprise d’ancienneté. Bref, tu reprendras ta carrière à 0.

7 Vrai ou Faux
Les conséquences de cette dénonciation toucheront également le personnel d’encadrement.

Vrai leur indemnité spécifique sera gelée et n’évoluera plus ainsi que leur salaire.

8 Vrai ou Faux
AMP depuis 10 ans, je me forme actuellement au métier d’éducateur spécialisé. Une fois diplômé je pourrais exercer ce nouveau métier et être mieux rémunéré.

Vrai mais ce ne sera pas acquis. Les rémunérations par métier vont disparaître. Tu pourras être employé comme éducateur spécialisé tout en conservant ton ancienne rémunération. Si tu souhaites être mieux payé, il te faudra négocier avec ton employeur.

9 Vrai ou Faux
Je pars à la retraite bientôt, cette dénonciation ne me concerne plus.

Faux ton indemnité de départ sera fortement diminuée (2 mois de salaires au lieu de 6 actuellement pour 30 ans de carrière par exemple).


On le voit dans ces quelques exemples, les conséquences de cette dénonciation vont toucher tout le monde dans les établissements de la FEHAP.
Qu’ils soient directeurs, médecins, cadres de santé, aides soignants, infirmiers, aides médicaux-psychologiques, éducateurs spécialisés : tous devront négocier individuellement leurs conditions d’embauche, d’évolution salariale et de carrière.
Les conditions financières seront revues à la baisse dans tous les domaines : salaires, heures supplémentaires, ancienneté, prise en compte des arrêts maladie, indemnités de licenciement, droits à la retraite…
Il existera de fortes discriminations entre les salariés embauchés avant et après la disparition de la convention collective. Cela entraînera également des difficultés importantes pour les services de gestion des paies.
Cette situation est inédite et difficile à appréhender. Alors pour bien la comprendre, n’hésitez pas à vous tourner vers les militants CFDT santé sociaux qui sauront vous éclairer sur la situation réelle à venir.
Et si, comme eux, vous souhaitez faire revenir la FEHAP sur sa décision de dénonciation, rejoignez les initiatives auxquelles ils vous convieront


Pharmacie d’officine : la CFDT, seule organisation à défendre les intérêts des salariés

A l’issue de l’appel d’offres réalisé pour les cadres et assimilés, la Fédération CFDT santé sociaux estime que la branche a « illégitimement » désigné l’Institut de Prévoyance du groupe Mornay (IPGM) pour assurer le régime des frais de santé et de prévoyance de ses salariés.

Au regard des nombreuses irrégularités constatées tout au long de la procédure d’appel d’offres, la Fédération CFDT santé sociaux remet en cause l’accord de branche prévoyance en s’y opposant.
Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a ainsi été saisi en urgence pour :
-Violation des accords collectifs relatif aux modalités de l’appel d’offres
-Non respect du protocole de l’appel d’offres fixant des critères de choix et des conclusions objectifs 
-Violation des principes de transparence, de non discrimination et d’impartialité

Le TGI annoncera sa décision fin janvier.

Pour la CFDT santé sociaux, il s’agit d’une première étape dans la procédure.

email: syndicat-13prive@sante-sociaux.cfdt.fr

 
 
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